" Quand un projet vous cheville au corps, il faut trouver des clefs, ne pas rester comme un manche, ni se gratter les boutons, se faire envoyer dans les cordes, bref n’en faire qu’à sa tête ! (volutes n’y pourront rien changer !). Enfin passer tendeur de travail et remettre son ouvrage sur la table, bosser à fond, le moral en hausse, à s’exercer sans filets, d’une marche affirmée du talon à la pointe, impossible de rester sur la touche. Alors pas la peine d’en faire des caisses, soyez tout ouïe, soyons de mèche et gagnons un supplément d’âme ! "

samedi 30 novembre 2019

L'édito du moi !

Décembre 2019

Pluie, averses, éclaircies et neige sur les sommets... On dirait un temps de saison...
Ah, se vautrer sur un canapé - pour ceux qui en ont un- et regarder la télé -pour ceux qui en ont une- et, en quelque sorte hiberner...

Mais songez un peu à ces hardis violoneux, les pieds engourdis, les mains glaciales comme celle d'un serpent (j'emprunte cette animalière expression à Alexis Ponson-du-Terail, auteur des aventures de Rocambole) courant vers un bal, une fête, le violon en bandoulière pour enfin faire danser, l'archet d'une main, l'instrument de l'autre et une boisson revigorante d'encore d'une autre...

Ce petit prolégomène (les plus littéraires auront lu de suite une contradiction car le terme ici employé définit une ample introduction), ou plus exactement ce préambule, ou simple introduction, exposition, ou préface, préliminaire que nous pourrions prolonger encore comme ces longues nuits hivernales ou de grands espaces blancs de neige éclaircissant d'avenantes forêts de sapindacées...

Ah, l'érable, un arbre qui se boit et dont on fait les violons ne peut pas être vraiment une mauvaise graine !

Et voilà comment glisser (patiner) vers une terre à violon... le Canada et le Quebec.

D'ailleurs connaissez-vous la cueillette des têtes de violon ?

Plus musical est l'intense travail d'André Gladu, producteur de cinéma, réalisateur et scénariste canadien. Nous lui devons notamment une série documentaire "Le son des français d'Amérique" en collaboration avec Michel Brault.
Nous avions visionné avec les Violons du Rigodon, une monographie d'un conteur-violoneux "Le quêteux Tremblay" (paru en 1978), hélas que je n'ai pas trouvé sur internet.
Aussi je vous propose cette heure de musique passionnante "Le reel du pendu" filmé en Acadie, Québec et Louisiane ;

En manque ? Rendez-vous aux archives du Comté de Portneuf (Québec) ;

Admirez aussi le jeu de pied de Gaston Paradis, sans oublier le violon !

Voici encore Yvon Mimeault qui joue en gaucher mais sans inverser les cordes...

Et Emile Therrien, et sa chaîne youtube !


Pluie, averses, éclaircies et neige sur les sommets... voilà de quoi lutter contre le froid !



lundi 4 novembre 2019

L'édito du moi !

Novembre 2019

Nous vous avions présenté cet été le projet Waxband, un voyage au cœur des archives sonores klezmer et dont nous dévoilons le teaser ;


Nous avons aussi le plaisir de présenter ce concert / spectacle aux lieux et dates suivantes ;

Lyon, espace Hillel, lundi 11 novembre 2019 à 17h00

Luzy (Nièvre), mardi 12 novembre, salle Jeanne d'Arc, à partir de 19h00

Gelsenkirchen (Allemagne), jeudi 14 novembre, Schloss Horst, Glashalle

Leipzig (Allemagne), samedi 16 novembre

Halle (Allemagne), dimanche 17 novembre, National Academy of the Sciences Leopoldina


Enfin, Ganef jouera dans le Champsaur à Saint-Bonnet, le samedi 30 novembre
Informations auprès de la com-com du Champsaur Valgodemar

mardi 1 octobre 2019

L'édito du moi !

Octobre 2019

Certes, Violonologue mais pas sectaire... et je voulais vous faire part de quelques réflexions après mes pérégrinations estivales ; voyages lointains, exotiques mais patience, les explications viendront à temps !

L'organologie ou la science des instruments de musique est une discipline sérieuse qui a livré une abondante littérature. Classer les instruments ? La belle affaire ! Et nos vaillants érudits organologues se sont mis à la tache le plus sérieusement du monde.

Au Moyen-Age on ne distingue guère que les cordes et les vents. Ça se frotte ou ça se souffle... On y ajouta la notion de "bas" et "hauts" instruments selon qu'ils sonnaient préférentiellement à l'intérieur ou à l'extérieur. A la notion technique de mise en vibration s'ajoutait la fonction sociale et/ou le volume sonore.

Dans des civilisations plus lointaines, en Chine par exemple, on considérait la matière pour classer les instruments ; métal, pierre, bois, bambous, peaux, calebasses, soies... Et pourquoi pas les plastiques ?

Le tableau serait incomplet sans citer le fameux duo Sachs und Hornbostel (en 1914), à qui nous devons les idiophones, les aérophones, les cordophones, les membranophones... Les a-phones en restent sans voix !
Tenez voici le lien -le titre ne doit pas vous effrayer- une carte heuristique sur la classification des instruments de musique !

Violonologue, mais pas moqueur, car toutes ces réflexions ont menées à une meilleure connaissance acoustique mais aussi  culturelle de tous ces trucs qui font du bruit (organisé) et qui nous émeuvent, parfois.

Et là, mon sang ne fit qu'un tour, quid de la dimension affective ?  Un instrument n'a une réalité que parce que des gens assez têtus, enthousiastes ou surdoués les manipulent. Qu 'y a-t-il dse plus déprimant que de visiter un musée de la musique dans un silence extrême ? Oh, cette série de violon (par exemple) avec leur ancienneté et leur beaux vernis doivent valoir... une folie... Bref, très cher mais murmuré à voix basse ! Il y a donc bien une dimension subjective à la musique et plus largement à cette volonté "classificatoire" !

Je voulais abandonner la science, me perdre dans l'affectif mais voilà : les vacances...
Lors de mon séjour au Galápagos, le tain halé, ma mèche flottant au vent marin, j'eus cette révélation...

Reprenant mes quelques rudiments (et le vocabulaire) de l'évolution des organismes vivants j'établissais cette révolution... ou il apparaît en toute affectivité que 
le violon est bien le sommet de la création organologique et musicale

CQFD !
Nous ne sommes pas violonologue en vain !



dimanche 1 septembre 2019

L'édito du moi !

Septembre 2019


Histoire de prolonger l'été, où les vacances pour les plus chanceux, je vous prie de rejoindre une destination "exotique", la Géorgie. Il ne s'agit pas ici des bords de la Mer Noire (rien à voir avec la couleur ni le pétrole mais au nord vu par les turcs qui associaient le nord et cette couleur !) mais des immenses forêts de boulots (sans rapport avec la rentrée) en Svanétie et bien sûr du violon... une sorte de violon.

Organologiquement une vièle à archet : tchouniri ou chuniri...

Voici donc un joli film sur la lutherie populaire...


Enfin, lors de notre précédent édito, je vous parlais du "Waxband project" : voici un compte rendu rédigé par Anne Ibos-Augé.