" Quand un projet vous cheville au corps, il faut trouver des clefs, ne pas rester comme un manche, ni se gratter les boutons, se faire envoyer dans les cordes, bref n’en faire qu’à sa tête ! (volutes n’y pourront rien changer !). Enfin passer tendeur de travail et remettre son ouvrage sur la table, bosser à fond, le moral en hausse, à s’exercer sans filets, d’une marche affirmée du talon à la pointe, impossible de rester sur la touche. Alors pas la peine d’en faire des caisses, soyez tout ouïe, soyons de mèche etgagnons un supplémentd’âme ! "
La violonologie est là pour en témoigner, voire vous en convaincre... Un exemple, simple ; c'est bien grâce aux violons qu'il existe des forêts d'érable ou d'épicéa ! Non ?
Ce renversement de perspective n'est pas une simple rhétorique et il suffit, pour vous en convaincre (nous assumons la répétition), de jeter un œil, une oreille sur le site, enfin en ligne, du Musée de La Maison du Violon.
Zoologie, filmographie, bibliographie, chansonologie (étude de la chanson), cartophilie, sourdinologie (étude des sourdines), etc. sont des salles -virtuelles- mais certifiant notre proposition initiale !
Certes, il y a encore des manques (la bibliothèque n'est pas encore ouverte au public), peut-être même quelques erreurs... Mais, il ne tient qu'à vous de faire part de vos observations. Mieux, vous pouvez alimenter le musée de vos trouvailles...
Enfin il serait quinte juste que La Maison du Violon et la communauté violonologique remercie Quentin Briac (http://conception.digital/) pour l'élaboration du musée. Bien sûr, l'informatique est dans ces cordes et il touche pas mal, mais en plus il a eu l'âme assez bonne pour me suivre dans cette aventure.
Bien sûr, ni la vie, ni le violon ne se laisseront enfermer dans les méandres de la toile mais cette moisson, fruit de quelques années de recherche, est un espace ludique, informatif et... thérapeutique ?
Ce musée complète, nous l'espérons, les expositions itinérantes. D'ailleurs, elles seront visibles les 22 et 23 février 2020 à la Fête du violon à Luzy avec le solo clownesque "Biolon Performance" du professeur Octavian Kishtok.
Des sceptiques ?
"Une table , une
chaise, une corbeille de fruits et un violon, de quoi d'autre un
homme aurait-il besoin pour être heureux ?" (Albert Einstein)
Pluie, averses, éclaircies et neige sur les sommets... On dirait un temps de saison...
Ah, se vautrer sur un canapé - pour ceux qui en ont un- et regarder la télé -pour ceux qui en ont une- et, en quelque sorte hiberner...
Mais songez un peu à ces hardis violoneux, les pieds engourdis, les mains glaciales comme celle d'un serpent (j'emprunte cette animalière expression à Alexis Ponson-du-Terail, auteur des aventures de Rocambole) courant vers un bal, une fête, le violon en bandoulière pour enfin faire danser, l'archet d'une main, l'instrument de l'autre et une boisson revigorante d'encore d'une autre...
Ce petit prolégomène (les plus littéraires auront lu de suite une contradiction car le terme ici employé définit une ample introduction), ou plus exactement ce préambule, ou simple introduction, exposition, ou préface, préliminaire que nous pourrions prolonger encore comme ces longues nuits hivernales ou de grands espaces blancs de neige éclaircissant d'avenantes forêts de sapindacées...
Ah, l'érable, un arbre qui se boit et dont on fait les violons ne peut pas être vraiment une mauvaise graine !
Et voilà comment glisser (patiner) vers une terre à violon... le Canada et le Quebec.
D'ailleurs connaissez-vous la cueillette des têtes de violon ?
Plus musical est l'intense travail d'André Gladu, producteur de cinéma, réalisateur et scénariste canadien. Nous lui devons notamment une série documentaire "Le son des français d'Amérique" en collaboration avec Michel Brault.
Nous avions visionné avec les Violons du Rigodon, une monographie d'un conteur-violoneux "Le quêteux Tremblay" (paru en 1978), hélas que je n'ai pas trouvé sur internet.
Aussi je vous propose cette heure de musique passionnante "Le reel du pendu" filmé en Acadie, Québec et Louisiane ;